L’élection du premier pape américain, portant le nom de Léon XIV, fait déjà couler beaucoup d’encre. Pour certains, c’est un signe d’espoir, de modernisation de l’Église catholique, voire d’un dialogue renouvelé entre foi et démocratie. Mais pour ceux qui lisent les événements mondiaux à la lumière de la prophétie biblique, notamment comme le faisaient les pionniers adventistes du XIXe siècle, cette élection soulève des questions profondes. S’agit-il d’un signe de réconciliation ou d’un accomplissement prophétique ?
Le poids du nom : Léon XIV
Le choix du nom Léon XIV n’est pas innocent. Il évoque directement Léon XIII, pape de la fin du XIXe siècle, connu pour sa critique sévère de la liberté religieuse américaine. Dans son encyclique Libertas Praestantissimum (1888), il affirmait que l’idée de liberté de conscience absolue était erronée, car elle menait à l’indifférence religieuse et à l’erreur morale.
Pour Léon XIII, l’État devait reconnaître la vraie religion — le catholicisme — et ne pas traiter toutes les religions comme égales. Cette position allait à l’encontre du modèle américain de séparation de l’Église et de l’État, où chaque individu est libre de croire ou de ne pas croire.
Un pape américain : symbole d’union ou de confusion ?
L’élection de Léon XIV, le premier pape né aux États-Unis, semble inverser cette position historique. Il incarne à la fois les valeurs américaines de liberté et l’autorité centralisée de l’Église romaine. Certains y voient un pas vers une Église plus ouverte. Mais d’autres — surtout ceux qui lisent les Écritures prophétiques littéralement — y voient un signal d’alarme.
Les pionniers adventistes, comme James White et Ellen G. White, enseignaient que les États-Unis joueraient un rôle central dans la fin des temps, tel que décrit dans Apocalypse 13. Cette prophétie parle d’une bête « qui monte de la terre » (verset 11) — interprétée comme représentant les États-Unis — qui finit par parler comme un dragon et exercer l’autorité de la première bête — la papauté.
Selon cette interprétation, l’union de la puissance protestante américaine avec le pouvoir romain constituera une « image de la bête » — une structure politico-religieuse imposant une fausse adoration.
Ce que cela signifie pour aujourd’hui
Léon XIV pourrait bien symboliser cette fusion prophétique. Il n’impose rien encore, mais il incarne l’union culturelle et spirituelle entre Rome et l’Amérique. Cette convergence, jadis inimaginable, est aujourd’hui saluée par les médias. Pourtant, pour ceux qui observent attentivement, le danger n’est pas écarté : l’image de la bête se forme souvent sous des apparences pacifiques et tolérantes.
Rester fidèle à la Parole
Les adventistes pionniers croyaient à la liberté religieuse authentique, fondée non sur le relativisme, mais sur la possibilité pour chacun de suivre la vérité révélée dans les Écritures. Ils mettaient en garde contre toute alliance entre Église et État, car elle mène inévitablement à la persécution de ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus (Apocalypse 14:12).
L’élection de Léon XIV n’est pas juste une nouvelle page d’histoire : c’est un avertissement. L’Amérique, qui fut un refuge pour la liberté de conscience, est-elle en train de tendre la main à un pouvoir que ses fondateurs rejetaient jadis ?
Surveillez les signes
Ce moment historique appelle à la vigilance. La prophétie n’est pas une spéculation mystique, mais une révélation claire donnée par Dieu pour éclairer Son peuple. Comme l’a dit Jésus : « Prenez garde que personne ne vous séduise » (Matthieu 24:4).
Nous ne devons pas craindre, mais comprendre les temps, et être prêts à défendre la vérité biblique, quoi qu’il en coûte.