Position  des Adventistes du 7ème  jour concernant la Trinité (1869)

Micail Aubourg

Avertissement: cet article est une replubication d’un article dans la revue adventiste « Review and Herald ».

Cette republication est faite dans l’esprit de suivre à la lettre les exhortations et les recommandations de la Servante du Seigneur qui stipule ce qui suit:

« Il m’a été montré que nous devrions mettre en avant le témoignage de certains des anciens ouvriers qui sont à présent morts. Qu’ils continuent de parler aux travers de leurs articles, tels qu’on peut les trouver dans les premiers numéros de nos revues. Ces articles devraient à présent être réimprimés, afin qu’il y ait une voix vivante des témoins du Seigneur. »  (E. G. White, Counsels to Writers and Editors, p. 26)

Position des Adventistes du 7ème jour concernant la Trinité
Celle-ci a été une doctrine populaire et considérée comme orthodoxe depuis que l’évêque de Rome fut proclamé pape par sa force. On estime que c’est une hérésie dangereuse que de la  rejeter ; mais chaque personne a le droit d’expliquer cette doctrine à sa propre manière. Tous semblent  penser devoir y adhérer, mais chacun dispose d’une liberté  parfaite pour réconcilier ses déclarations contradictoires ; c’est  ainsi qu’une multitude de vues sont  défendues par ses amis, tous orthodoxes, je suppose, aussi longtemps qu’ils adhèrent nominalement à la doctrine. Pour ma part, je ne me suis jamais senti appelé à l’expliquer, ni à l’adopter et à la défendre, et je n’ai pas non plus prêché contre elle. Mais j’estime probablement autant le Seigneur Jésus-Christ que ceux qui se nomment Trinitaires. Ceci est la  toute première fois que je prends le  stylo pour dire quelque chose concernant cette doctrine. Mes raisons pour ne pas l’adopter, ni la défendre, sont : 

  1. Son nom n’est pas biblique.  La  Trinité, ou Dieu trin, est inconnue de la Bible ; et j’ai  entretenu l’idée que des  doctrines nécessitant des mots  inventés dans la pensée  humaine pour les exprimer,  sont des doctrines inventées.
  2. Je ne me suis jamais senti appelé à adopter et à expliquer ce qui est contraire à tout bon sens et à toute la raison que Dieu m’a donnés. Toutes mes tentatives pour expliquer un tel sujet ne le rendraient pas plus clair pour mes amis.

Mais si l’on me demande ce que je pense de Jésus-Christ, ma réponse est: je crois tout ce que les Ecritures disent de lui. Si le témoignage le représente comme étant dans la gloire avec le Père avant l’existence du monde, je le crois. S’il est dit qu’il était au commencement avec Dieu, qu’il était Dieu, que toutes choses ont été faites par lui et pour lui, et que rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui, je le crois. S’il est dit qu’il est l’éclat de la gloire du Père, et l’image expresse de sa personne,  je le crois. Et lorsque Jésus dit, ‘Moi et mon Père sommes un,’ je le crois; et lorsqu’il dit, ‘Mon Père est plus grand que moi,’ je crois également cela; il s’agit de la parole du Fils de Dieu, et indépendamment de cela, c’est parfaitement raisonnable et semble aller de soi. 

Si l’on me demande de quelle façon je crois que le Père et le Fils sont un, je réponds qu’Ils sont un dans un sens non contraire au bon sens. Si le ‘et’ de la phrase signifie quelque chose, le Père et le Fils sont deux êtres. Ils sont un dans le sens où Jésus a prié pour que ses disciples soient un. Son langage est, afin qu’ils soient un, « tout comme nous sommes un. »

On pourrait objecter : ‘Si le Père et le Fils sont deux êtres distincts, ne transgressez-vous pas le Décalogue, en adorant le Fils, et en l’appelant Dieu?

Non; c’est la volonté du Père que tous les hommes honorent le Fils, tout comme ils honorent le Père. Nous ne pouvons pas transgresser un commandement, et déshonorer Dieu, tout en lui obéissant. Le Père dit du Fils, que tous les anges de Dieu l’adorent. Si les anges devaient refuser d’adorer le Fils, ils se rebelleraient contre le Père. Les enfants héritent du nom de leur père. Le Fils de Dieu a, par hérédité, obtenu un nom plus excellent que les anges. Ce nom est le nom de son Père. Le Père dit du Fils, Ton trône, ô Dieu, est éternel. Héb. 1 : 8. Le Fils est appelé Dieu puissant. Esaïe 9 : 6. Et lorsqu’il reviendra à nouveau vers la terre, son peuple qui l’attendra s’exclamera : Voici, c’est notre Dieu. Esaïe 25 : 9. En faisant cela, nous rendons un honneur suprême au Père. Si nous déshonorons le Fils, nous déshonorons le Père; car il nous demande d’honorer son Fils. 

Mais bien que le Fils soit appelé Dieu, il y a un Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. 1 Pierre 1: 3. Bien que le Père dise au Fils, ‘Ton trône, ô Dieu, est éternel’ , ce trône lui est donné de son Père ; et puisqu’il aima la justice, et détesta l’iniquité, il dit plus loin, ‘c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes égaux’. Héb. 1 : 9. Dieu a fait Jésus Seigneur et Christ. Actes 2 : 36. Le Fils est le Père éternel, non de lui-même, ni de son Père, mais de ses enfants. Son langage est : ‘Moi et les enfants que Dieu m’a donnés.  »

(R. F. Cottrell, Review & Herald, 1er juin 1869)

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